
Pendant trois jours, les acteurs institutionnels, techniques et professionnels se réunissent à Conakry pour examiner et valider les textes d’application de la loi alimentaire. Une étape décisive pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments, protéger les consommateurs et moderniser le cadre réglementaire du contrôle de qualité en République de Guinée.
Conakry, 8 avril 2026 –
L’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ) a officiellement lancé, ce mercredi 8 avril 2026 au Centre National de Perfectionnement à la Gestion (CNPG) de Donka, l’atelier national de validation des textes réglementaires de la loi alimentaire en République de Guinée.
Organisée sous la tutelle du Ministère de l’Industrie et du Commerce, cette rencontre de trois jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui au Développement Industriel et à la Résilience des PME (PADIRPME), avec l’appui financier et technique du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Unité de Coordination et d’Exécution des Projets (UCEP).
Une étape clé pour rendre la loi alimentaire pleinement opérationnelle
Cet atelier vise à examiner les projets de textes réglementaires élaborés pour l’application effective de la loi alimentaire adoptée en 2023. Les travaux permettront de recueillir les contributions des différentes parties prenantes, d’harmoniser les amendements proposés et de parvenir à un consensus en vue de la validation des textes.
À travers cette démarche, les autorités entendent doter la Guinée d’un cadre réglementaire plus cohérent, plus moderne et mieux adapté aux exigences de contrôle, de sécurité sanitaire et de compétitivité des produits sur le marché national.
Des textes majeurs au cœur des échanges
Les participants plancheront sur plusieurs projets de textes jugés essentiels pour l’encadrement du secteur alimentaire. Il s’agit notamment :
- des décrets relatifs aux procédures d’enquête et à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) ;
- des arrêtés portant sur la fortification des aliments ;
- de la création d’une commission de destruction ;
- de l’interdiction du colorant Soudan IV.
Ces instruments réglementaires devraient permettre de renforcer les mécanismes de contrôle, d’encadrer plus rigoureusement la mise en circulation des produits alimentaires et de mieux protéger les consommateurs.
L’ONCQ plaide pour un cadre juridique moderne et efficace
Dans son discours d’ouverture, le Directeur général de l’ONCQ, M. Mohamed Kadiatou Sylla, a souligné l’importance stratégique de cette initiative, qu’il considère comme un tournant dans le renforcement du rôle de l’institution.
Selon lui, l’ambition dépasse la seule adoption de textes administratifs. Il s’agit de consolider la place de l’ONCQ comme acteur central de la régulation, de la conformité et de la surveillance de la qualité en République de Guinée.
Il a également insisté sur la nécessité de doter l’institution d’outils juridiques modernes, capables de répondre aux défis actuels liés à la protection des consommateurs, à la compétitivité des entreprises locales et à la promotion du label « Made in Guinea ».
Des textes alignés sur les standards internationaux
Prenant la parole au cours de la cérémonie, l’expert consultant M. Thierno Mohamadou Baba Ly a rappelé que l’adoption de la loi alimentaire constitue une avancée majeure, mais que son efficacité dépend désormais de la mise en place de textes d’application solides et adaptés.
Il a précisé que les projets soumis à validation ont été élaborés conformément aux standards internationaux, notamment en ce qui concerne les procédures de contrôle, les prérogatives des agents chargés de l’inspection et la digitalisation des mécanismes administratifs.
L’UCEP réaffirme son engagement aux côtés des institutions bénéficiaires
Intervenant au nom de la Coordination de l’UCEP, Mme Aïssatou Bah, Responsable communication et Gestion des Parties prenantes, a salué une réforme structurante pour la sécurité alimentaire et le développement économique du pays.
Elle a rappelé que l’accompagnement de ce processus s’inscrit pleinement dans la mission de l’UCEP, qui vise à soutenir la mise en œuvre efficace des projets de développement au bénéfice des institutions nationales. Elle a également réaffirmé l’engagement du Ministère du Plan, de la Coopération International et du Développement à travers l’UCEP à appuyer les actions contribuant à l’amélioration de la qualité des produits, à la protection des consommateurs et au renforcement de la compétitivité des entreprises guinéennes.
Une réforme au service de la protection des consommateurs et du développement industriel
Présidant la cérémonie au nom de Mme la Ministre de l’Industrie et du Commerce, Mme Bintou Douno, Secrétaire générale du Ministère, a indiqué que cet atelier marque une étape déterminante dans la consolidation du système national de contrôle de qualité.
Elle a souligné que la mise en place d’un cadre réglementaire robuste et harmonisé constitue un levier essentiel pour garantir la sécurité sanitaire des aliments, renforcer la confiance des consommateurs et soutenir durablement le développement industriel du pays.
Vers un système national de contrôle de qualité plus performant
À travers cet atelier, l’ONCQ franchit ainsi une étape importante vers la modernisation du dispositif national de contrôle de qualité. Avec l’appui du PADIRPME, de la BAD et de l’UCEP, la Guinée poursuit ses efforts pour bâtir un environnement réglementaire plus crédible, plus efficace et davantage aligné sur les normes internationales.
Le service communication de l’UCEP
UCEP Guinée Unité de Coordination et d'Execution de Projets